
Tout commence ici, devant la porte. L'église Sainte-Marie-Madeleine abrite un surprenant décor de peintures murales réalisé en 1871 par deux moines d'Aiguebelle, et le Rocher de la Vierge, qui domine le village depuis 1856, ouvre un panorama à 360° sur le pays de Grignan, les Préalpes et le Mont Ventoux. La Balade royale, boucle pédestre de 2,8 km sans difficulté aménagée par l'ONF, relie la Sablière — une ancienne plage vieille de 25 millions d'années où l'on cherche encore dents de requins et coquillages fossiles —, la Glacière et son lac temporaire, puis le village, ses fontaines et ses lavoirs peints.

À quelques minutes de la maison, le plus grand château Renaissance du sud-est de la France domine un village de pierre classé parmi les plus beaux de la Drôme. C'est ici que Madame de Sévigné venait retrouver sa fille, et c'est ici qu'elle repose, dans la collégiale Saint-Sauveur. Chaque été, les Fêtes nocturnes installent le théâtre en plein air sur l'esplanade, face aux toits du village. Ateliers de calligraphie, imprimeurs, marchés provençaux : Grignan se visite aussi simplement, en flânant.

Perché sur sa falaise au-dessus de la vallée du Rhône, La Garde-Adhémar est le plus beau prétexte à une fin de journée : ruelles pavées, église romane du XIIe siècle et jardin des herbes aromatiques suspendu au-dessus du vide. Tout autour, chaque village a son caractère : Taulignan et ses remparts, Valaurie et ses pierres blondes, Suze-la-Rousse et sa forteresse devenue Université du Vin, Rousset-les-Vignes au pied de la Lance, Saint-Paul-Trois-Châteaux et sa cathédrale, Nyons et ses oliviers. De quoi remplir une semaine sans jamais rouler bien loin.

À quelques kilomètres seulement, au creux d'un vallon boisé, l'abbaye cistercienne Notre-Dame d'Aiguebelle veille depuis 1137 — son nom vient des ruisseaux qui l'entourent, les « belles eaux ». L'abbaye elle-même ne se visite pas, mais l'église reste ouverte du petit matin jusqu'au soir, les offices chantés sont accessibles à tous, et un parcours fléché d'environ une heure et demie permet d'en faire le tour. La boutique monastique propose produits régionaux, sirops et cafés, avec une salle vidéo sur la vie des moines en entrée libre.

À Pierrelatte, le plus grand parc animalier européen consacré aux reptiles : plus de 1 200 animaux, dont 350 crocodiliens, sous une serre tropicale de 8 000 m² chauffée à trente degrés. Tortues géantes, dragons de Komodo, alligators albinos, oiseaux en vol libre et plus de 600 espèces de plantes exotiques — classé jardin botanique. La sortie familiale par excellence, à faire aussi bien sous le soleil que les jours de pluie.

Le théâtre romain le mieux conservé d'Europe, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec son mur de scène de trente-sept mètres encore debout après deux mille ans. On le visite avec audioguide, on y prolonge par le musée d'Art et d'Histoire installé face à l'entrée, et l'été venu on y écoute l'opéra à la belle étoile lors des Chorégies. L'arc de triomphe de la ville est lui aussi inscrit à l'UNESCO.

Le plus grand palais gothique du monde, le pont Saint-Bénézet, les remparts et les places ombragées : Avignon se fait sur une journée, sans se presser. En juillet, la ville entière devient un théâtre à ciel ouvert le temps du Festival — la programmation vaut d'être consultée avant de réserver votre séjour.

La porte d'entrée de la Drôme provençale, à une vingtaine de minutes : son château des Adhémar, ses allées bordées de platanes, son marché et bien sûr ses nougateries, dont plusieurs se visitent. Le Palais des bonbons et du nougat ravira les enfants, et les boutiques du centre-ville sont l'adresse idéale pour rapporter quelques souvenirs gourmands.

On l'aperçoit depuis le Rocher de la Vierge, et le pied des ascensions est à moins d'une heure de route. Le Géant de Provence se gravit à vélo par Bédoin, Malaucène ou Sault — trois montées mythiques du Tour de France — mais se découvre aussi à pied, par le sentier des Crêtes ou depuis le chalet Reynard, de préférence au printemps ou en automne. Au sommet, un panorama qui porte jusqu'aux Alpes par temps clair.

La plus jolie échappée au départ du village : trois kilomètres et demi de montée régulière entre 6 et 7 %, courte mais franche, à travers la garrigue et les chênes verts. Les cyclistes la connaissent bien — elle figure au tracé de la Corima Drôme Provençale — mais elle se savoure aussi en voiture, pour la descente vers Grignan et la vue qui s'ouvre sur le pays de Sévigné.